Résumé

Portrait de Harald Høffding Harald Høffding Revue de métaphysique et de morale

Le christianisme, conclut Pascal, est la vraie religion parce qu’il répond seul à l’aspiration la plus profonde de la nature humaine, parce que seul il concilie les contraires les plus grands de la vie, et qu’il en rend raison. Et pour Kierkegaard, l’idée de Dieu fut, dans les tempêtes de la vie, une ancre de salut dont la nécessité ne s’impose pas à celui qui se tient toujours en mer calme. L’essentiel, pour l’un et l’autre, c’est que chacun passe, au cours de la vie, par le cycle profitable et pénétrant de l’expérience.
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Sa vie est une vie en commun, une vie réglée, une vie de travail incessant. Au-dessus de ces deux types s’élève celui de la vie religieuse dont l’effort et l’orientation se rapportent à un but situé au delà de tous moments et de toute durée, incommensurable à tous les autres buts humains et même, à son point culminant, dans le christianisme, en contradiction manifeste avec tout ce qui, d’un point de vue purement humain, pourrait être pris comme but et comme directive de l’existence.
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Comme Pascal, Kierkegaard est d’avis que la vie personnelle a besoin de pensées, mais de pensées appliquées à ce qui étaye notre existence. La pensée de Dieu n’est qu’un expédient désespéré et n’offre pas d’objet à l’intelligence pure. Kierkegaard établit une distinction entre les connaissances « essentielles » et les connaissances « non essentielles », en classant parmi les connaissances non essentielles : sciences naturelles, philologie, histoire et philosophie pure — toutes pensées sans emploi pour nous quand nous prenons position dans le problème capital de la vie et de la mort.
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