A. Barbut

Résumé

A. Barbut Pascal et les "Pensées" (1869)

La mort n'est pas une loi de la nature comme l'ont cru les philosophes, mais une expiation de la faute originelle; c'est le couronnement d'un sacrifice, qui commence avec la vie, et que Dieu arrête, pour chacun de nous, à un instant fixé de toute éternité par son immuable sagesse. Si l'on peut espérer que le sacrifice d'un chrétien soit accepté, comme le fut celui de Jésus-Christ, la moct n'est plus la mort, mais le commencement de la vie.
Source : Gallica

A. Barbut Pascal et les "Pensées" (1869)

On sent l'adepte du jansénisme à ces hardiesses paradoxales, qui ont l'air de prendre en pitié le sens commun, à ces audaces, comme on l'a dit, d'un joueur assez sûr de ses coups pour vouloir à toute force rendre des points, à ces irrésistibles secousses qui anéantissent, sous les yeux de l'homme, ses plus chères idoles, et le jettent désolé mais vaincu au pied de la Croix. Le malade enfin n'a pu tellement dompter sa chair endolorie que de temps à autre il ne lui échappe un de ces gémissements aigus , qui ont fait dire que Pascal avait écrit ses pensées avec son sang.
Source : Gallica

A. Barbut Pascal et les "Pensées" (1869)

En répudiant la raison, Pascal se ferme , avec tous les sceptiques, le champ des investigations ultérieures; il ébranle tous les principes , livre l'humanité aux impulsions flottantes du hasard , pour le moins aux caprices de la sensibilité, et fait au cœur de la religion , qu'il prétend servir, une incurable blessure. En suivant à l'égard de la grâce les enseignements de Jansénius, il ôte à l'homme toute initiative, tout mérite, tout démérite, toute morale.
Source : Gallica

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