Armand-Prosper Faugère

Résumé

Armand-Prosper Faugère Éloge de Pascal

Tâchons d’être plus juste, et, sans exagérer la gloire de Pascal, la méconnaissons pas. Après le spectacle de l’homme qui possède humblement les lumières de la religion et de la philosophie, et les répand avec sérénité autour de lui, il n’y en a pas de plus vénérable que celui de l’homme qui aspire de tout son désir, de toute son intelligence, de toutes ses forces, vers Dieu et vers la vérité.
C’est le spectacle donné par Pascal : c’est par là que son génie demeure encore bienfaisant sous l’immense tristesse qui l’obsède.
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Armand-Prosper Faugère Éloge de Pascal

L’esprit humain ne se passionne pas aussi longtemps pour des illusions : des intelligences comme celles de saint Augustin, saint Thomas, Luther, Arnauld, Pascal et Bossuet, n’agitaient pas des chimères lorsqu’ils traitaient la question de la grâce. Sous cette discussion entre la grâce efficace et la grâce suffisante, qui n’obtient de nous qu’un sourire, se cache le problème de la responsabilité morale imputable à chacun en proportion de sa raison et de son libre arbitre, problème qui touche aux racines mêmes de toute législation pénale et aux fondements des sociétés.
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Armand-Prosper Faugère Éloge de Pascal

Étienne Pascal, second président à la cour des aides de Clermont, homme d’une instruction solide et surtout fort versé dans la géométrie, fit lui-même l’éducation de ses deux filles et de son fils Blaise. Le jeune Pascal fut ainsi élevé, comme l’avait été Montaigne, dans la maison paternelle, genre d’éducation le plus propre à conserver la pureté du cœur et à développer l’originalité de l’esprit. Fils unique d’un père qui aimait la science et la cultivait avec passion, il fut, sortir du berceau, voué, pour ainsi dire, à l’exercice exclusif de la pensée.
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