Albert Montagny, Au profit des détenus politiques… (1835)
“ Mes sensations ! oh ! comme elles me tourmentent, comme elles m'agitent sans cesse! Tout se réunit pour me déchirer l'ame : ce sentiment immense, continuel et profond du néant et des vanités du monde ; l'incertitude de l'avenir, la peur de la misère, mon obscurité, l'isolement, la solitude du coeur, les pensées philosophiques, et plus que tout cela, oh ! oui, par-dessus tout cela, les regrets lacérans d'une vie mal dépensée, d'une existence mal comprise , d'un avenir manqué ! Harrassé de corps et d'esprit, je rêve toujours, mais d'une rêverie amère, sombre, délirante. ”
