Résumé

Jean-Baptiste Mesnard Nécessité de la tolérance en matière d'opinions… (1815)

Mais la patrie n'est pas seulement le sol que l'on habite : on ne doit la considérer en ce sens que sous le rapport physique; mais sa plus grande importance gît dans son sens moral qui nous la présente comme une société d'hommes unis par de communes lois. Or, toute société suppose une obligation et des intérêts. Nos ancêtres ont vu qu'il leur était utile de s'unir; pour rendre cette association solide, ils se sont imposés des conditions qui toutes se rapportent à celle-ci : que le bien général prévaudra sur le bien particulier. Ce bien général n'est-il pas l'amour de la patrie?
Source : Gallica

Jean-Baptiste Mesnard Nécessité de la tolérance en matière d'opinions… (1815)

L'amour de la patrie est la première vertu du citoyen , et la source de toutes les autres.
Que l'on se garde de penser que cette force physique que je réclame, soit pour établir seulement une force réelle. Laforce n'est que l'appui et non le principe du droit; je veux qu'on n'agisse toujours que légitimement. Sauvons notre patrie opprimée, débarrassons-la d'un ennemi qui veut l'anéantir; mais cependant en ne sortant jamais des règles de l'humanité. Souvenons-nous que nos ennemis sont des hommes , qu'il faut les vaincre et non pas les détruire !
Source : Gallica

Jean-Baptiste Mesnard Nécessité de la tolérance en matière d'opinions… (1815)

Si notre gloire offusque par fois nos voisins, c'est parce que souvent nous ne l'acquérons qu'aux dépens de leur humiliation. Que l'on se persuade donc que ces mêmes voisins cherissent comme nous la tranquillité, et ne cherchons jamais à la troubler. Mais non, l'intérêt personnel est seul la divinité du temps ; l'homme ne voit que lui, il est lui seul à ses yeux toute la patrie.
Oh!: que les hommes sont peu conséquens dans cet amour de leur intérêt ! par lui ils croyent arriver au bonheur ; voyons s'ils l'atteindront réellement sans l'amour de la patrie
Source : Gallica

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