Résumé

Mayer Discours prononcé à la distribution des prix du lycée de Reims… (1886)

La Patrie et la République ont mis sur vous, mes amis, de grandes espérances : vous le sentez à l'amour, à la sollicitude dont vous êtes entourés. Apprenez donc à vouloir, apprenez à agir pour vous montrer dignes de la tâche qui vous attend ; allez dans cette voie du progrès avec cette vaillance, cette foi en la justice, cette sympathie pour les faibles et les malheureux que je vous ai montrées dans Michelet, et, comme lui, à cet amour qui veille sur vous, à ces espérances qui reposent sur vos têtes, prenez la résolution de répondre par de persévérants efforts de réflexion et de volonté.
Source : Gallica

Mayer Discours prononcé à la distribution des prix du lycée de Reims… (1886)

« L'avenir, dit-il, — et je vous proposerais volontiers ces mots pour devise, — l'avenir n'est pas chose faite qu'il faille attendre, il faut savoir le créer soi-même. »
Tant d'efforts seraient pourtant demeurés inutiles si les parents de Michelet n'avaient eu, eux aussi, foi dans l'avenir, s'ils n'avaient eu foi dans ce jeune enfant, sur qui reposaient toutes leurs espérances, et foi dans l'instruction, seul instrument de toute grandeur et de tout progrès. Malgré leur misère profonde, ils décidèrent que leur fils étudierait.
Source : Gallica

Mayer Discours prononcé à la distribution des prix du lycée de Reims… (1886)

Jules Michelet était né le 21 août 1798. C'était une nature fine et nerveuse, d'une imagination prompte, d'une sensibilité délicate. Plus que tout autre, il aurait eu besoin, pour s'épanouir, des caresses de la fortune, des enchantements d'une vie heureuse et facile. Les révolutions avec leurs cruelles violences, de terribles malheurs publics, au foyer domestique une âpre misère, tels furent les premiers spectacles qui s'offrirent à cette âme si tendre, telles furent les premières impressions que reçut ce cœur si sensible.
Source : Gallica

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