Ecole normale supérieure

Résumé

Ecole normale supérieure A la mémoire de Pierre Blerzy, 1866-1888 (1888)

Il aimait volontiers, il s'attachait à chacun de nous, et son active sympathie voulait en tout esprit découvrir quelque mérite ignoré. Il nous aimait, il aimait aussi l'École elle-même. C'était pour lui comme une seconde famille. Nous le savions ; aussi nous semblait-il faire partie intégrante de cette maison ; il en était à nos yeux le vivant symbole.
S'il nous aimait, nous le lui rendions bien. La mort ne pouvait, dans nos six promotions, frapper une tête qui fût chère à un plus grand nombre d'entre nous. — Rien assurément ne saurait consoler les pauvres parents qui le pleurent.
Source : Gallica

Ecole normale supérieure A la mémoire de Pierre Blerzy, 1866-1888 (1888)

Notre cœur saignera toujours de cette brutale séparation, de ces amitiés brisées, de ce 'bel avenir anéanti. Adieu, longues promenades, longues causeries du soir, où ta voix si douce nous tenait sous le charme; adieu, rêves d'une vie modeste et studieuse caressés ensemble. Mais si quelque chose peut adoucir les regrets de ses parents et les nôtres, c'est cette sympathie de tous, c'est la pensée du bien que tu as fait et que tu feras encore, la persistance de ton influence et de ta bienfaisante action, c'est surtout la ferme assurance de te retrouver.
Source : Gallica

Ecole normale supérieure A la mémoire de Pierre Blerzy, 1866-1888 (1888)

Il y avait sur cette franche et aimable figure tant d'affectueuse sympathie, tant de vraie bonté dans cette voix attirante, que nul ne résistait au charme. Son secret était bien simple : c'est en se livrant tout entier à vous, qu'il vous forçait d'obéir à cette mystérieuse attraction. A l'École, chacun de nous a ses camarades à soi, son petit groupe d'amis, assez étroit, un peu fermé ; mais, en plus de ces amis-là, tous nous en avions un autre, nous avions Blerzy.
Source : Gallica

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