Résumé

A la mémoire de M. Charles Schnitzler… (1888)

Lorsque les nuages noirs couvrent le ciel, nous savons que ce n'est que pour un temps, qu'au delà du voile, le soleil brille de tout son éclat. De même lorsque des épreuves mystérieuses et inexplicables aux yeux de la raison viennent nous troubler dans notre foi, nous savons qu'un jour le voile se déchirera, que la lumière se fera, et tournant vers Dieu un regard plein d'une filiale confiance, nous nous écrions avec le prophète : Les ténèbres ne régneront pas toujours...
Source : Gallica

A la mémoire de M. Charles Schnitzler… (1888)

N'est-il pas vrai qu'une parole venue d'en haut est seule capable de nous arracher à notre trouble et d'apporter, jusque dans nos plus inconsolables tristesses, l'espérance qui nous les rend supportables ? — Eh bien, mes frères, cette parole a été prononcée, il y a dix-huit siècles, et depuis, des milliers de générations y ont puisé force et certitude aux jours de l'épreuve. Nous sommes citoyens des cieux, a dit l'apôtre Paul.
Au milieu de nos deuils, cette parôle vient affirmer que la mort n'est qu'une apparence, que la vie seule est la pleine réalité
Source : Gallica

A la mémoire de M. Charles Schnitzler… (1888)

Si nous sommes préparés à voir la mort frapper ceux qui ont déjà parcouru une longue carrière et qui ont donné ici-bas toute leur mesure, nous ne pouvons nous réconcilier avec elle lorsqu'elle anéantit brusquement des espérances qu'on pouvait légitimement concevoir, lorsqu'elle flétrit dans leur jeunesse et dans leur force des êtres chers devant lesquels la vie semblait s'ouvrir si facile et si douce.
Source : Gallica

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