Auguste-Hilarion de Kératry

Résumé

Auguste-Hilarion de Kératry 12 octobre 1838. Discours prononcé… (1838)

Les préventions politiques se taisaient devant un homme de bien; les dissidences des plaideurs
s'arrêtaient devant un savoir reconnu de tous, pour constituer une magistrature en lui seul, ou plutôt un sacerdoce investi du pouvoir de prononcer un oracle sans appel. C'est à cette mission d'honneur et de loyauté, Messieurs, que M. DE VAUX du Cher a dû une partie de la fortune qu'il laisse à ses enfans, patrimoine avec lequel ils peuvent marcher tête levée, parce que le talent et la probité en sont l'origine, parce qu'il n'a coûté de larmes à personne.
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry 12 octobre 1838. Discours prononcé… (1838)

C'est un jour de deuil pour les familles que celui où elles portent leurs pas dans cette enceinte; mais ce doit être également un jour de deuil pour le pays, quand elles y viennent déposer les restes d'un citoyen vertueux, et d'un homme qui, honoré pendant de longues années d'une haute magistrature, n'a pas cessé de s'en montrer digne.
Source : Gallica

Auguste-Hilarion de Kératry 12 octobre 1838. Discours prononcé… (1838)

Honorable ami, ici, dans ce moment où nous allons jeter un peu de terre sur votre dépouille, dont bientôt il ne restera plus de traces, ce n'est pas assez pour nous de vous regretter; nous voudrions, auprès de cette tombe prête à se clore, apprendre à tous ceux qui courent la carrière des emplois publics que c'est par une vie pareille à la vôtre que l'on mérite bien de son pays, et qu'après avoir gouverné ou jugé les hommes, on peut alors, sans trop de craintes, se présenter devant le tribunal où les juges eux-mêmes seront jugés en dernier ressort.
Source : Gallica

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