J.-P.-G. Blanchet

Résumé

J.-P.-G. Blanchet A la mémoire de Raymond Charrier… (1890)

D'une docilité sans bornes, Raymond n'avait d'autre volonté que celle de ses parents ou de ses maîtres, et on peut dire de lui, en empruntant un mot célèbre, que sa mort est le premier chagrin qu'il leur ait causé aux uns et aux autres. Estimé et aimé de ses professeurs, il ne l'était pas moins de ses camarades, qui l'avaient élu assistant de la congrégation de la Sainte Vierge et président de la jeune conférence de Saint-Vincent-de-Paul. C'était une de ses plus douces joies que d'aller visiter la famille confiée à ses soins
Source : Gallica

J.-P.-G. Blanchet A la mémoire de Raymond Charrier… (1890)

La mort a si vite accompli son œuvre de destruction qu'elle ne m'a pas permis d'accourir auprès de toi avant l'instant suprême ! Tu n'as pu, cher ami, me faire tes dernières recommandations, et maintenant ta bouche ne s'ouvrira plus pour m'adresser la parole, tes oreilles mortelles sont fermées à jamais, ton âme ne commande plus à ce qui était ton corps, et ta volonté ne peut plus ordonner à tes bras de s'ouvrir afin de me donner une dernière étreinte.
Source : Gallica

J.-P.-G. Blanchet A la mémoire de Raymond Charrier… (1890)

Hélas ! ni tant de précieuses qualités, ni l'amitié de ses condisciples, ni l'affectueuse estime de ses maîtres, ni l'immense tendresse de ses chers parents n'ont pu arrêter la mort... Elle nous l'a enlevé en quelques minutes... 0 mon Dieu, que vos jugements sont insondables !... Que votre sainte volonté soit faite !... Nous baisons la main qui nous a frappés ; mais donnez à ses pauvres parents, donnez-nous le courage et la force nécessaires dans une telle épreuve...
0 Raymond, mon enfant bien-aimé, que notre doux Sauveur ait pitié de toi !
Source : Gallica

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