Résumé

Georges Desdevises du Dézert Les Lettres du sergent Brault, discours prononcé à la séance solennelle de rentrée de l'Université de Clermont… (1897)

Ses lettres sont écrites de l'écriture claire et hardie qu'enseignaient les magisters d'antan ; l'orthographe est fort passable; le style se ressent du goût de l'époque, le bon sergent a certainement un faible pour les grands mots et les formules sonores, mais le ton général est si franc et si sincère, l'allure si martiale et si vive qu'on lui pardonne volontiers la redondance et les métaphores surannées qui donnent à sa phrase un air de gloire un peu rococo.
Comme homme, le sergent Brault mérite toute notre sympathie.
Source : Gallica

Georges Desdevises du Dézert Les Lettres du sergent Brault, discours prononcé à la séance solennelle de rentrée de l'Université de Clermont… (1897)

Moins bruyants que les Normands, moins taciturnes que les Bretons, les Manceaux sont gens laborieux et paisibles, dont le parler un peu lent et un peu sentencieux traduit bien le bon sens et la placidité. Ils révéraient fort le clergé et respectaient les gentilshommes, mais leur culte pour l'Eglise et pour la noblesse n'allait pas jusqu'à l'idolâtrie, et leur esprit n'était pas resté fermé à toutes les idées nouvelles. Dans ce calme pays, Alexis Brault était un peu moins qu'un bourgeois et un peu plus qu'un paysan.
Source : Gallica

Georges Desdevises du Dézert Les Lettres du sergent Brault, discours prononcé à la séance solennelle de rentrée de l'Université de Clermont… (1897)

Leur culte a changé d'objet mais n'a pas changé de caractère. Ils affirment toujours avec la même superbe, ils excommunient avec la même facilité, ils persécutent, ils tuent avec la même joie sauvage. Les ennemis de la République sont traités en hérétiques et en infidèles.
C'est bien ainsi que pense le sergent Brault. Il se croit naïvement le plus tolérant des hommes, mais il commence par mettre tous ses adversaires en dehors de l'humanité.
Source : Gallica

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