Résumé

Lettre d'un étudiant à messieurs les membres de la commission des Trente (1874)

Sans doute il est beau de souffrir sans mot dire et méritoire de supporter avec calme et résignation le tort que peut vous causer une criante injustice. Mais tant de vertu n'est pas donné à tout le monde, et la vertu d'ailleurs, ne consiste pas, que je sache, à courber la tête et à oublier la dignité de soi même au point de ne pas protester contre le dépouillement de ce qui nous appartient. Car c'est ainsi, Messieurs, que nous autres jeunes gens nous considérons votre loi, et nous ne croyons pas manquer au respect que notre âge vous doit en portant un tel jugement.
Source : Gallica

Lettre d'un étudiant à messieurs les membres de la commission des Trente (1874)

Si vous réalisez l'intention que vous avez manifestée contre nous, nous emploierons d'autant mieux le temps qui nous sépare de notre majorité politique que nous aurons un jour plus d'abus à détruire. Malgré l'exclusion dont nous serons peut être frappés, nous nous considérerons toujours comme possesseurs du droit électoral. Nous subirons votre ostracisme, parce que toujours nous respectons la loi ; mais nous attendrons avec patience une époque où la loi n'aura pas que la force pour soutien.
Source : Gallica

Lettre d'un étudiant à messieurs les membres de la commission des Trente (1874)

La mesure que vous prenez, Messieurs, est une mesure de suspicion ; et il faut dire ici toute ma façon de penser. C'est parce que vous sivez quelles sont les aspirations de la jeunesse, c'est parce que vous savez qu'elle est en immense partie républicain et que ses votes pourraient contrarier vos désirs, c'est pour ces seules raisons que vous prétendez l'écarter des urnes électorales.
Source : Gallica

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