Lettre d'un étudiant à messieurs les membres de la commission des Trente (1874)
“ Sans doute il est beau de souffrir sans mot dire et méritoire de supporter avec calme et résignation le tort que peut vous causer une criante injustice. Mais tant de vertu n'est pas donné à tout le monde, et la vertu d'ailleurs, ne consiste pas, que je sache, à courber la tête et à oublier la dignité de soi même au point de ne pas protester contre le dépouillement de ce qui nous appartient. Car c'est ainsi, Messieurs, que nous autres jeunes gens nous considérons votre loi, et nous ne croyons pas manquer au respect que notre âge vous doit en portant un tel jugement. ”
