Résumé

Père Babonneau Le père Lacordaire et les jeunes gens… (1893)

Lacordaire a aimé les jeunes gens, mais comment? Est-ce de cet amour quelque peu banal, indéfini et tronqué, qu'on suppose si gratuitement dans les saints, qui n'a point d'yeux pour voir, point d'oreilles pour entendre, point de cœur pour battre, aucun souffle enfin de la passion purifiée pour désirer et par conséquent pour souffrir; qui ne sait qu'embrasser indifféremment, dans la même étreinte de convention, tous les fronts brûlants ou glacés. Oh! n'en croyez rien. Spontanée et sans réserve, son affection n'a jamais rien exclus, dans le jeune homme, de ce qui en était digne.
Source : Gallica

Père Babonneau Le père Lacordaire et les jeunes gens… (1893)

Mon cher ami, j'espère un jour te retrouver chrétien — il s'agissait d'une jeune âme attardée dans les sentiers de l'erreur — et te presser sur mon sein avec la double tendresse de l'ami et du religieux. En attendant cette immense joie, je continue à te porter dans mon cœur comme un enfant blessé et malade, comme le dernier fruit de mon amour sur la terre. Trop vieux déjà par l'âge, sinon par le cœur, pour émouvoir de plus jeunes que moi, et destiné désormais à ne plus regarder qu'en arrière, je te laisse au seuil du passé.
Source : Gallica

Père Babonneau Le père Lacordaire et les jeunes gens… (1893)

Fréquentez les jeunes gens, et vous aurez trouvé la fontaine de Jouvence ; c'est de leur cœur qu'elle jaillit, si elle est quelque part. Jeunesse de l'âme, de l'esprit et du cœur, jeunesse de la sensibilité, de l'imagination et du langage, souvent même jusque sous les cheveux blancs, jeunesse inaltérée des traits ; à ces signes, vous discernerez, à ne pas vous y méprendre, l'homme de bien, prêtre ou chrétien du monde, qui se donne aux enfants.
Source : Gallica

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