Résumé

Henri Vadon Les derniers moments de M. l'abbé Clausier (1878)

Mes chers enfants, je ne connais pas l'avenir ; mais j'ai la certitude, basée sur l'expérience, qu'en ce moment, Dieu, en regardant du haut du ciel la nombreuse jeunesse de ce collège, désigne déjà du doigt tels et tels d'entre vous, que je ne connais pas, mais qu'il connaît bien et qui n'atteindront pas leur vingt-cinquième année. Ne l'oubliez jamais, on meurt à tout âge. La mort arrive quand on n'y pense pas. Nous faisons nos plans, Dieu fait les siens : ils ne concordent pas toujours.
Source : Gallica

Henri Vadon Les derniers moments de M. l'abbé Clausier (1878)

Lui seul nous reste alors que tout s'en va: c'est l'ami des jours heureux, c'est surtout l'ami des jours d'angoisses et de tristesse: c'est l'ami du temps, c'est aussi l'ami de l'Éternité.
Le cher enfant s'était attaché à Dieu dès sa jeunesse et j'avais remarqué en lui une âme d'une grande innocence et d'une grande pureté.
Un jour que nous causions ensemble des difficultés pour un jeune homme de rester vertueux au milieu du monde, « les jeunes gens toujours fidèles à Dieu, lui disais-je, sont bien rares aujourd'hui; mais je compte que vous, Edouard, vous serez de ceux-là. »
Source : Gallica

Henri Vadon Les derniers moments de M. l'abbé Clausier (1878)

Il vous enseigne la science de bien vivre.
Pour bien vivre, chers enfants, il faut juger les choses à leur juste valeur; c'est-à-dire comme Dieu les juge. Or, en ce pauvre monde comment les juge-ton d'ordinaire? par le dehors, l'extérieur, l'apparence.
A quoi s'attache- t-on ? à ce qui paraît, à ce qui plaît, à ce qui flatte la vanité. Au milieu d'une jeunesse nom breuse et ardente, que de passions naissantes, que de petites affections frivoles, que de projets d'avenir dans lesquels Dieu, l'âme, l'Eternité n'entrent pour rien !
Source : Gallica

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