Frédéric Prunier

Résumé

Frédéric Prunier Le paralytique de Bourdeaux et sa soeur (1868)

Mais au fort même de cet orage, le Seigneur fait luire un rayon d'espérance sur le cœur brisé du pauvre paralytique. Une voix lui dit : « Tu demandes la mort, et c'est le pardon et la vie que Dieu vient t'offrir ! Il ne prend point plaisir à la mort du méchant, mais plutôt à ce qu'il se détourne de son train, et qu'il vive. La cause du Seigneur fut gagnée dans la conscience du paralytique; il aperçut le but du châtiment : « Jamais, dit-il, je n'aurais compris mon état de péché si Dieu n'avait brisé mes idoles. »
Source : Gallica

Frédéric Prunier Le paralytique de Bourdeaux et sa soeur (1868)

« Il n'y a point de paix pour le méchant. » « L'indignation et la colère, l'affliction et l'angoisse seront sur tout homme qui fait le mal. » L'enfer, je le voyais, je le sentais dans mon âme. — C'est ainsi que la conscience réveillée du paralytique accomplissait en lui les solennelles fonctions d'accusateur et de juge, confirmant cette parole : « Ce qui est prescrit par la loi est écrit dans leurs cœurs, puisque leur conscience leur rend témoignage et que leurs pensées les accusent ou les défendent ; ce qui arrivera au jour où Dieu jugera les actions secrètes des hommes, par Jésus-Christ. »
Source : Gallica

Frédéric Prunier Le paralytique de Bourdeaux et sa soeur (1868)

Ce désir coupable ne pouvait qu'augmenter encore les angoisses de son âme accablée.; alors dans le sentiment d'une douleur profonde et d'un vrai désespoir, il s'écrie de nouveau : « Dieu tout-puissant, envoie-moi la mort! » —Une voix lui répond avec force : « Infortuné, cherche premièrement le royaume de Dieu et sa justice. » Cette voix qui se fit entendre à la conscience du paralytique fut pour lui « l'épée aiguë à deux tranchants qui transperce jusqu'au fond du cœur, des jointures et des moelles. »
Source : Gallica

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