Résumé

Emilie ou la malade bénie de Dieu… (1868)

Une aïeule âgée de quatre-vingt-deux ans craignant le Seigneur, et le Seigneur la soutenant jusque dans sa blanche vieillesse; une mère dont la patience, la résignation et la paix, ont continuellement édifié ceux qui ont pu en être les témoins; une jeune fille convertie par la maladie et s'endormant, avant l'âge de dix-huit ans dans les bras de son Sauveur : comment ne pas nous écrier, avec l'Apôtre, que Dieu est fidèle, et comment aussi ne pas nous sentir encouragés à nous confier entièrement à lui ?
Source : Gallica

Emilie ou la malade bénie de Dieu… (1868)

Une nouvelle épreuve vint fondre sur elle et acheva l'œuvre de Dieu.
Son fils aîné, qui était militaire en Afrique, fut forcé par la maladie de rentrer dans ses foyers. Il arriva dans un état de faiblesse et de maigreur effrayantes; la fièvre le dévorait et il paraissait plus près de la mort que de la vie. Je me souviens du jour de son arrivée : il faisait un froid rigoureux; la neige tombée de la veille n'était pas encore fondue ; la nuit commençait à étendre son voile sombre sur la terre; le jeune soldat, grelottant, gravissait péniblement les marches
de la maison paternelle.
Source : Gallica

Emilie ou la malade bénie de Dieu… (1868)

Émilie s'adressa à chacun en particulier, selon l'état de son âme; puis, s'adressant à tous: Venez, leur dit-elle , oh ! venez à Jésus! Si vous saviez combien je suis heureuse vous voudriez mourir avec moi ! Oh ! convertissez-vous ; donnez votre cœur à Dieu. Il y a plusieurs demeures dans la maison de notre Père; il y a place pour vous comme pour moi ; ne renvoyez pas et vous serez heureux.
Voyant sa mère attendrie qui pleurait : Ma mère, lui dit-elle vivement, ne pleurez pas : vous pleureriez mon bonheur.
Ensuite elle raconta aux assistants
qu'elle avait vu la mort.
Source : Gallica

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