Saint Jean Chrysostome, Commentaire sur l’Épître de saint Paul à Philémon
“ Il dit même avec une grâce spirituelle : « Moi, Paul, j’ai écrit ceci de ma propre main ». Cela est tout à la fois persuasif et gracieux : si Paul ne se refuse pas à donner caution pour Onésime, Philémon ne se refusera pas à le recevoir. Par ce moyen il agit puissamment sur l’âme du maître, et il délivre l’esclave de toute perturbation. « De ma propre main », dit-il : il n’y a rien de plus tendre que ces entrailles de père, rien de plus inquiet, rien de plus zélé. Voyez de quelle sollicitude il est plein pour un seul homme : « Pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi ». ”
