Résumé

Henri Mazuel Éloge d'Eugénie de Guérin : discours (1867)

Mon ciel de tous les jours et son même horizon.
Mais , en général, ce sont, comme ici, de soudaines et courtes inspirations qu'elle n'a pas suivies. Si l'on veut trouver la véritable veine poétique d'Eugénie, c'est dans sa prose qu'il faut la chercher. Là les beautés abondent. Ses lettres, son Journal offrent mille expressions jetées en passant, qui fixent une image d'un trait juste et délicat. Son talent de peintre ne s'arrête pas au simple trait. Le Journal renferme de vrais tableaux pleins de vérité et de grâce.
Source : Gallica

Henri Mazuel Éloge d'Eugénie de Guérin : discours (1867)

Je ne m'attache qu'à louer la piété d'Eugénie comme je la comprends. Je n'oserai donc pas dire qu'Eugénie fut une sainte ; je doute même qu'elle ait eu la vocation religieuse. L'idée d'entrer en religion vint plus d'une fois assiéger son esprit ; mais si Dieu l'eût appelée comme il appelle ceux qu'il a marqués du signe sacré, qui croira qu'elle n'eût pas arraché de son cœur toute autre affection pour
se donner à lui seul?
Source : Gallica

Henri Mazuel Éloge d'Eugénie de Guérin : discours (1867)

Eugénie n'eut pas ce détachement. Elle se tourna sans cesse vers le Ciel; elle gouverna et comprima ses instincts , même les plus purs ; elle adora la miséricorde de Dieu quand il la frappa; elle sentit toujours la main du Créateur derrière le spectacle des choses visibles ; mais le charme de vivre sous ce rayon de poésie qui embellit le séjour de l'homme, et à la douce chaleur des affections humaines, avait encore des prises sur son âme et enchaînait son cœur dans des liens puissants.
Source : Gallica

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