Hippolyte Delphis de La Cour, Éloge d'Eugénie de Guérin : couronné par l'Académie des Jeux floraux… (1867)
“ A l'arrivée d'une lettre ou d'une nouvelle, Mlle de Guérin sort pour aller lire ou prêter l'oreille. Une lettre est pour elle comme l'arrivée d'un ami ; elle l'écoute avec le même plaisir, le même bonheur. C'est qu'une lettre est tout l'esprit, tout le cœur de qui veut les enfermer dans un pli. Que reste-t-il au loin de l'ami? l'enveloppe de cette âme. La parole s'évapore, la lettre demeure ; et pourtant elle s'écrie, dans un instant de tristesse, après le départ de Maurice : « Une lettre, c'est bien peu de » chose à la place de quelqu'un ! ”
