Maurice de Guérin,
Journal, Lettres et Poèmes
(1862)
“ Il demeura cinq ans sans retourner au Cayla. J'eus pendant ce temps communication des développements et impressions de son âme, et de cette mélancolie profonde que semblait lui donner le sentiment confus des choses à venir. Quand il revint à la fin de ses classes, je le trouvai tout empreint de cette tristesse. Rien ne lui plaisait, que les promenades qu'il remplissait d'épanchements de coeur et d'observations sur la nature. Il y a tel site au Cayla, tel arbre, tel point à l'horizon qu'il m'a rendus chers par l'attention qu'il leur a donnée. ”
