Jeanne de Guérin Du Cayla, Eugénie de Guérin, récit de son exhumation (1876)
“ A quatre heures du soir, en quittant Toulouse, pendant gue dans un wagon je rêvais au Cayla, à - ma séparation de Caro, de tante Mimi, et d'Anaïs, je cherchais à découvrir les grands pics des Pyrénées. Je ne pouvais rien voir ; toutes les montagnes qui avoisinent le val d'Aran étaient couvertes de nuages noirs et orageux, et tous ceux de la plaine couraient vers cet horizon, rempli de menaces. Je me disais que c'était la suite de l'orage qui avait commencé au moment où le ci âne d'Eugénie revoyait la lumière, et qui se continuait dans ces montagnes aux abîmes profonds. ”
