Résumé

Baptiste Capefigue La Comtesse Du Cayla. Louis XVIII et les salons du faubourg Saint-Germain sous la Restauration… (1866)

Le danger des concessions politiques est de verser tout d'un côté. Le Roi, en abandonnant le faubourg Saint-Germain, croyait stationner dans le paisible et bourgeois Marais; le péril l'attendait au faubourg Saint-Antoine. Lorsqu'un parti a subi une éclatante défaite, il s'efface d'abord et se fait un peu courtisan pour ressaisir le pouvoir. Sauf quelques ardents et quelques fous, qui se font tuer pour une idée, l'immense majorité reprend son œuvre à petit bruit, en cachant son dessein sous les dehors du bien public. Ainsi fut le parti opposé à la Restauration
Source : Gallica

Baptiste Capefigue La Comtesse Du Cayla. Louis XVIII et les salons du faubourg Saint-Germain sous la Restauration… (1866)

La duchesse de Caze montra toujours un noble dévouement à son mari : elle vit encore aujourd'hui, grandie par la résignation.
La jeune Mme de Caze plut beaucoup à Louis XVIII et devint, comme Mme Princeteau, une des habituées de ses causeries les plus attrayantes. Le Roi, resté galant comme on l'était sous Louis XV, causait poésie, théâtre,
et même toilette et chiffons au besoin. C'était l'époque où Walter Scott publiait ses romans les plus colorés, les plus jacobites ; le Roi en traduisait quelques passages, et il fut de mode de commenter et d'imiter Walter Scott.
Source : Gallica

Baptiste Capefigue La Comtesse Du Cayla. Louis XVIII et les salons du faubourg Saint-Germain sous la Restauration… (1866)

Et nous, la nation polie, spirituelle par excellence, nous n'avons rien conservé de nos vieilles traditions : trop pénétrés de l'idée un peu nuageuse des principes de 1789, que nul ne peut précisément définir, nous répudions avec colère le passé de notre histoire; nous ne parlons qu'avec dédain de nos Stuarts, de Louis XVIII, ce roi habile et modérateur, qui, en donnant la Charte, assura la liberté à la France après la dictature la plus absolue; les hommes de la Restauration sont oubliés, méconnus, calomniés.
Source : Gallica

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