Résumé

Jean-Mamert Cayla Chroniques du midi : légendes toulousaines (1836)

Rome est toute puissante, et Rome, c'est toi. Autrefois la reine du monde mettait dans sa juste balance les destinées des nations ; aujourd'hui elle fait peser sur elles le bâton d'un proconsul. Vous nous foulez aux pieds, Romains, nous saurons encore vous résister.
— Prêtre insolent, je pourrais appeler mes licteurs qui feraient rouler ta tête blanche sur le pavé de ce temple, mais j'aime mieux te pardonner : c'est le malheur qui t'aigrit. Je te le répète : que demain, à la troisième heure, Anthénia , fille de Nasabatus, soit dans mon palais.
Source : Gallica

Jean-Mamert Cayla Chroniques du midi : légendes toulousaines (1836)

On avait réuni pour cette auguste cérémonie cent jeunes filles qui devaient porter les corbeilles sacrées. Quand elles entrèrent dans le temple, les soldats romains ne purent s'empêcher d'admirer tant de charmes, et Vinius surtout les dévorait de ses regards. Ce proconsul était assis sur une estrade élevée, entouré de ses douze licteurs. Son siége était recouvert d'une peau de tigre, et sa tunique de pourpre, étincelait d'or et de pierreries. La tête haute, la main appuyée sur son glaive, il semblait être venu pour recevoir l'encens et l'adoration des peuples.
Source : Gallica

Jean-Mamert Cayla Chroniques du midi : légendes toulousaines (1836)

Et tous les gladiateurs, tenant leurs glaives étendus sur l'autel, répétèrent:
Nous jurons par le fer qui brille dans nos mains, D'égorger dans nos murs le dernier des Romains.
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Écoutez nos sermens, vous tous , dieux de la Gaule. Nous jurons de porter la flamme au Capitole ; De nous venger des maux que nous avons soufferts ; De mourir dans la lutte ou de rompre nos fers. Qu'ils périssent tous ceux qui veulent être esclaves ! Leurs mains ne doivent pas porter le fer des braves. Qu'ils aillent au palais d'un infâme empereur, Pour tomber sous son glaive, au gré de sa fureur!
Source : Gallica

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