Justin Cénac-Moncaut

Résumé

Justin Cénac-Moncaut Medella ou La Gaule chrétienne… (1860)

Dieu de l'Olympe, immole à mon repos ces vils Gaulois qui nous menacent, comme je vais sacrifier à ton repos ces misérables chrétiens qui osent t'insulter.
— Avant de mourir, il faut qu'il sacrifie aux dieux, s'écria le grand-prêtre. Il faut qu'il foule aux pieds l'image de son Christ.
— Il faut qu'il sacrifie aux dieux !... ajoute Agaton en se posant en face de Saturnin ; il faut qu'il se prosterne devant moi. Ne reconnais-tu pas sur mon visage quelque chose de surhumain qui demande à être adoré. Je suis dieu, vil chrétien, et tu n'insulteras pas impunément à ma divinité.
Source : Gallica

Justin Cénac-Moncaut Medella ou La Gaule chrétienne… (1860)

Tu invoques contre moi le dieu du plaisir ; moi j'oppose l'amour à tes violences... l'amour qui, régnant sur la terre entière, épure les sens à la flamme du coeur et me donne la force de braver tes menaces.
La Gauloise, inspirée par le sentiment nouveau qui l'anime, puise dans ses transports un rayonnement de beauté qui la transfigure : les Romains, éblouis, voient jaillir de ces yeux les rayons irrésistibles que l'on prête aux dieux. Robur, Ménorix, Agaton lui-même, demeurent interdits devant ces témoignages d'un amour presque surnaturel. Mais quel est le mortel qui le provoque ?...
Source : Gallica

Justin Cénac-Moncaut Medella ou La Gaule chrétienne… (1860)

Si tu comprends les devoirs de la dignité humaine, je te plains, d'être attachée par l'esclavage à ces hommes sans pudeur.
— Moi, leur esclave, Robur... La liberté est une plante qui ne peut vivre que dans les âmes fortes, et qui n'y meurt jamais.
— En ce cas pourquoi te vois-je encore au milieu de ces Romains que tu méprises ?
— Tu me demandes pourquoi je suis ici, quand un homme que j'adore par-dessus toute chose, s'y montre lui-même et m'y retient.
— Parles plus doucement Médella, cette foule nous écoute.
Source : Gallica

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