Th. Loriot, Sainte Soline ou Les premiers martyrs de l'église de Chartres (1884)
“ Le même calme, la même quiétude n'habitait pas au palais du proconsul. Un instant sans doute Quirinus avait triomphé, un instant il s'était applaudi de la prompte exécution de ses ordres ; mais quand il eut appris la présence de sa fille à l'assemblée des chrétiens, sa joie se changea en tristesse, en une douleur amère, profonde; ses traits se voilèrent d'un sombre nuage de chagrin : il fut atterré. Le proconsul aimait sa fille. Elle lui restait seule au monde depuis que la mort, harpie sans cœur et sans pitié, était venue fondre sur son foyer et y avait exercé de cruels ravages. ”
