Résumé

Th. Loriot Sainte Soline ou Les premiers martyrs de l'église de Chartres (1884)

Le même calme, la même quiétude n'habitait pas au palais du proconsul. Un instant sans doute Quirinus avait triomphé, un instant il s'était applaudi de la prompte exécution de ses ordres ; mais quand il eut appris la présence de sa fille à l'assemblée des chrétiens, sa joie se changea en tristesse, en une douleur amère, profonde; ses traits se voilèrent d'un sombre nuage de chagrin : il fut atterré. Le proconsul aimait sa fille. Elle lui restait seule au monde depuis que la mort, harpie sans cœur et sans pitié, était venue fondre sur son foyer et y avait exercé de cruels ravages.
Source : Gallica

Th. Loriot Sainte Soline ou Les premiers martyrs de l'église de Chartres (1884)

La lumière de la vérité progressait sur le monde, étendant ses rayons bienfaisants sur les âmes : mais l'astre de la vieille Gaule achevait de plus en plus de s'éclipser.
La vierge de Limonum multipliait ses vertus et moissonnait la gerbe de ses mérites : c'était la perle de la naissante Église. Son ombre était
regardée comme salutaire par les païens euxmêmes, et le nom de Soline n'avait de synonyme que dans le langage du Ciel.
Source : Gallica

Th. Loriot Sainte Soline ou Les premiers martyrs de l'église de Chartres (1884)

Velléda était venue dans l'antique cité, sanctuaire du Druidisme. En proie à l'agitation, elle voulait recueillir les oracles des dieux sur les destinées de son pays, enflammer des feux brûlants de sa parole des courages attiédis par des revers encore récents. Dans un immense cri de guerre contre Rome, elle voulait envelopper à la fois le Germain et le Gaulois, allumer l'incendie de la rébellion depuis les pays du Batave 1 ou l'astre géant se lève dans les frimas, jusqu'aux rivages de l'Arverne2 et aux flots de l'Océan, où son disque rayonnant disparaît dans les ondes mugissantes.
Source : Gallica

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