Albert Pillet, Histoire de sainte Perpétue et de ses compagnons… (1885)
“ Pour les condamnés à mort il n'est pas de pire supplice que celui de l'attente. Savoir que l'on va mourir; que tel jour, à telle heure, on sera frappé par le bourreau ; se dire que le moment qui passe, que la minute qui finit est un pas fait vers le dénouement fatal, c'est ce qu'il y a de plus affreux dans la situation d'un condamné. Il suffit de penser à ces angoisses pour comprendre combien Dieu est bon pour nous, en nous cachant ce que l'avenir nous réserve à tous. Cette aggravation de supplice ne fut pas épargnée à Perpétue et à ses vaillants compagnons. ”
