Résumé

Souvenirs de l'ancienne Eglise d'Afrique… (1862)

« Grâces à vous, mon Dieu ! J'ai vécu cinquante-six ans dans ce inonde, j'ai gardé la virginité, j'ai conservé les Évangiles, j'ai prêché la foi et la vérité. Seigneur Dieu du ciel et de la terre, Jésus-Christ, je courbe la tête pour être votre victime, à vous qui vivez à jamais, et à qui soit gloire et puissance dans les siècles des siècles. Ainsi-soit-il. » Telle fut la fin de Félix, qui rendit à l'Église africaine sa gloire, et à l'épiscopat sa splendeur ternies par la chute d'autres pontifes moins fidèles.
Source : Gallica

Souvenirs de l'ancienne Eglise d'Afrique… (1862)

Beconduisant la flotte, de Carthage à Constantinople, il amenait avec Gélimer les richesses des Vandales et les dépouilles de Borne elle-même enlevées par Genséric. La vue de ces glorieux trophées et le retour si prompt du vainqueur calmèrent les soupçons du cauteleux Justinien, qui ne voyait pas un tel succès sans un peu de défiance. L'empereur combla donc d'honneurs et d'éloges le vainqueur empressé de montrer que l'on pouvait compter sur lui; un peu de platitude ne gâtant rien, au contraire, quand elle s'associe à la capacité.
Source : Gallica

Souvenirs de l'ancienne Eglise d'Afrique… (1862)

Carthage, comme une seconde Rome par sa grandeur, ses richesses, ses officiers civils et militaires, ses écoles littéraires et philosophiques, réunissait tout ce qui pousse au luxe, aux plaisirs sensuels et aux vices : bains publics, théâtres, spectacles, jouissances matérielles plus ou moins raffinées ; rien n'y manquait de ce qui peut enivrer ou amollir l'homme. De la capitale, cet exemple descendait aux villes inférieures; et si l'Afrique ne l'emportait pas sur d'autres pays par l'ambition et l'oisiveté, il semble que la licence et la luxure y fussent à leur comble.
Source : Gallica

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