Évariste de Sainte-Marie

Résumé

Évariste de Sainte-Marie La Tunisie chrétienne (1878)

Tous à la fois, poussant des cris d'allégresse, s'élancent vers le gouffre béant et s'y jettent avec transport.
La chaux vive les dévora en un instant et forma au-dessus d'eux comme un linceul recouvrant cette masse blanche : c'est le nom que l'Eglise a conservé à ces nombreux martyrs dont elle n'a pu retenir les noms.
Utique est située à quatre heures environ au N.-O. de Tunis ; ses ruines occupent, sur une large colline, un espace considérable que l'on appelle Sidi Bouchateur. Le port militaire, le port marchand et l'amphithéâtre sont encore apparents.
Source : Gallica

Évariste de Sainte-Marie La Tunisie chrétienne (1878)

A peine débarqué à Tunis, Guérin se donna tout entier aux esclaves. Il établit publiquement dans les bagnes le culte catholique ; il ramena à Dieu un grand nombre de renégats ; il obtint pour les prêtres esclaves la permission de dire la messe; il put même, assisté des captifs, porter en procession le corps de Notre-Seigneur. Jamais, depuis la chute de l'Église de Carthage, le catholicisme n'avait eu de si beaux jours.
Source : Gallica

Évariste de Sainte-Marie La Tunisie chrétienne (1878)

Jamais triomphe n'avait été si complet pour le catholicisme : il semblait n'avoir désormais plus rien à craindre du retour des pirates et des souverains barbaresques. L'auteur des annales de l'Église de Tunis dit, à cette occasion, que le roi d'Espagne trouva et délivra plus de 200,000 chrétiens esclaves. Quoi qu'il en soit de ce nombre, que de pieux écrivains ont peut-être exagéré en bonne intention, tous les chrétiens résidant en Tunisie furent rendus à la liberté.
Source : Gallica

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