“ J’en fus tiré par la sensation d’un fer rouge sur mon front. J’ouvris les yeux. Tanit-Zerga était penchée sur moi. C’était sa main qui me brûlait ainsi. — Lève-toi, — me dit-elle. — Partons. — Partir, Tanit-Zerga ! Le désert est en feu, le soleil est au zénith. Il est midi. — Partons, — répéta-t-elle. Alors, je vis qu’elle délirait. Elle était debout : son haïk avait glissé à terre. La petite Galé y dormait en rond. ”
Tanit
Définition et enjeux
Tanit, déesse phénicienne vénérée à Carthage, incarne une figure centrale de la mythologie ancienne, associée à la fertilité et à la protection. Dans les textes, elle se présente à la fois comme une entité divine, invoquée avec passion par Flaubert dans Salammbô, et comme un personnage complexe dans les récits modernes, tel que L’Atlantide de Pierre Benoit, où elle incarne l’émotion et le mystère.
Les auteurs, de Clermont-Ganneau à Stork, analysent ses représentations à travers l’archéologie, la littérature et l’iconographie, mettant en lumière des nuances culturelles et historiques. Son influence demeure, tissant un lien entre religion, mythologie et symbolisme dans les œuvres universitaires.
Citations sur “Tanit”
Christopher Stork, La quatrième personne du pluriel (1983)
“ Tanit ! appelle Jérémie. La porte du fond s'ouvre aussitôt et, bien que nous soyons, Gli, Glo et moi, immunisés par nature et définition contre ce genre d'émotions, nous percevons distinctement celle qui est en train de s'emparer des autres. C'est que Tanit, suivant en cela le conseil de Madeleine, s'est en effet trouvé une tenue, en principe, plus convenable : une paire de jeans et un T-shirt. On ne peut rêver plus relaxe. ”
Gustave Flaubert,
Salammbô
(1862)
“ « Où donc vas-tu ? Pourquoi changer tes formes, perpétuellement ? Tantôt mince et recourbée, tu glisses dans les espaces comme une galère sans mâture, ou bien au milieu des étoiles tu ressembles à un pasteur qui garde son troupeau. Luisante et ronde, tu frôles la cime des monts comme la roue d’un char. « O Tanit ! tu m’aimes, n’est-ce pas ? Je t’ai tant regardée ! Mais non ! tu cours dans ton azur, et moi je reste sur la terre immobile. « Taanach, prends ton nebal et joue tout bas sur la corde d’argent, car mon cœur est triste ! ”
