Judith Gautier,
Fleurs d’Orient
“ Est-ce bien possible ?... Cette ogive géante, dont le marbre blanc, fouillé d’arabesques rehaussées d’or et d’azur, resplendit aux rayons obliques du soleil couchant, c’est le portail de la mosquée de Kachgar !... Sur la place, voilà bien la fontaine des ablutions, à l’ombre du grand figuier, et, plus loin, le bazar, les maisons aux toitures de faïence noire et verte, les cours, les terrasses, les petites rues étroites et tortueuses de la ville natale ! — Est-ce un rêve, un mirage ? murmure Ominah, qui ne peut rassasier ses yeux d’un tel spectacle. — Tout est réel, dit l’empereur. ”
