Résumé

John Tanner Mémoires de John Tanner

Le Grand Esprit, dit-il, me voyant, tous les jours, crier, chanter et prier dans ma cabane, m’a appelé et m’a dit : Ais-kaw-ba-wis, j’ai entendu tes prières ; j’ai vu les nattes de ta cabane baignées de tes larmes et j’ai exaucé tes demandes. Je te donne cette boule, elle est propre et neuve ; je te la donne pour te servir à rendre le monde entier semblable à elle, tel qu’il est sorti des mains de Na-na-bush. Toutes les vieilles choses doivent être détruites et dispersées ; tout doit être remis à neuf, et c’est à tes mains, Aïs-kaw-ba-wis, que je confie ce grand œuvre.
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John Tanner Mémoires de John Tanner

Vous, mes amis, ajouta-t-il, en s’adressant à Sha-gwaw-go-nusk et aux autres Indiens, vous avez été attentifs à respecter et à observer les ordres du Grand Esprit, tels que je vous les ai communiqués. Il accorde à chacun de vous de vivre pleinement âge d’homme. Cette ligne longue et droite, tracée sur la terre, est l’image de toutes vos existences. Quant à vous, Shaw-shaw-wa-ne-ba-se, vous vous êtes écarté du droit chemin ; vous avez méprisé les avertissemens que l’on vous adressait ; cette ligne courte et crochue représente votre vie ; vous n’atteindrez que la moitié de l’âge d’homme.
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John Tanner Mémoires de John Tanner

Nous nous en approchâmes, et il ne répondit point à nos questions ; nous voulûmes le secouer et le soulever ; il était roidi par le froid, et quand nous retirâmes nos mains de lui, il tomba comme une masse entièrement gelée ; sa respiration n’était pas arrêtée encore, mais ses lèvres restaient immobiles, et il présentait presque tous les signes de la mort. Auprès de lui gisaient sa petite chaudière, un sac contenant son briquet et une pierre à fusil, son alêne et une paire de mocassins. Nous essayâmes tous les moyens possibles de le rappeler à la vie, mais sans aucun succès.
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