Pierre-Jean De Smet,
Lettres choisies du révérend père De Smet
“ La brise rafraîchit presque constamment ces vastes plaines, dont le sol est d’une configuration telle, qu’il rend impossibles les surprises de l’ennemi le plus rusé. La route est un champ de verdure, parsemé de fleurs odoriférantes dont le brillant éclat n’a pour témoin que l’azur du firmament. C’est surtout en été que l’aspect des déserts respire la gaieté, la grâce et la vie, et s’il est un moment où ils doivent attirer toutes les sympathies du voyageur, c’est lorsque l’Indien, à la poursuite du chevreuil et du buffle, anime cette immense solitude de sa présence et de ses mouvements. ”
