Eugène Laveille

Résumé

Eugène Laveille Le Père De Smet

Bientôt il fallut renoncer à l’espoir de quitter Saint-Louis. L’âme brisée de regrets, le P. De Smet voulut du moins envoyer aux Sioux l’assurance de son souvenir et la promesse de ses prières : « Je partage, disait-il à leur agent, la douleur de mes chers Indiens, qui ont été, cet hiver, cruellement éprouvés par l’épidémie, et ont perdu un grand nombre de leurs enfants. Chaque jour, je demande à Dieu d’avoir pitié d’eux, et de les prendre sous sa protection ».
C’était l’adieu du vieux missionnaire à ceux qu’il avait tant aimés.
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Eugène Laveille Le Père De Smet

Ce fut pour lui l’occasion d’admirer le grand missionnaire dans ses rapports avec les Indiens. « Je n’oublierai jamais, écrit-il, le bonheur que j’ai éprouvé en voyageant avec le P. De Smet parmi les tribus. J’ai pu me convaincre par mes propres yeux que le respect, l’amour, l’estime, que lui ont voués les Indiens, sont bien mérités. Impossible de n’être pas touché de sa charité, de sa tendresse, pour une race d’ordinaire méprisée et persécutée. Les Indiens l’appellent leur père, mais ses sentiments pour eux sont plutôt ceux d’une mère ».
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Eugène Laveille Le Père De Smet

Rien de grandiose comme les sites de ce vaste pays. À l’ouest, la côte du Pacifique, déchirée de baies profondes, bordée d’abruptes falaises. À l’est, un horizon de collines couvertes de pins, derrière lesquelles se dresse l’immense chaîne des Rocheuses, avec ses cimes toujours blanchies de neige. Çà et là, de vertes vallées, des lacs où se reflète l’azur d’un ciel étonnamment pur, des forêts gigantesques, des prairies sans limites, de puissantes rivières, tombant en cataractes au fond des ravins.
Jusqu’au commencement du siècle dernier, les Blancs n’avaient guère exploré l’Orégon.
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