Félix Julien, Les commentaires d'un marin (1870)
“ C'est si triste d'ailleurs qu'un vaisseau en détresse! Les voiles en lambeaux, la màture brisée, les cordes emportées, tordues, échevelées. Et puis, ce noble corps, cette coque arrondie, ces rangées de canons, ces courbes gracieuses, tout ce chef-d'œuvre enfin de l'art et du génie, cet imposant ensemble de la puissance humaine, tout cela balayé par la mer, démoli pièce à pièce, englouti sous l'écume, perdu dans les brisants. Rien n'est plus douloureusement beau que le naufrage d'un grand vaisseau de guerre. Marceau eut le bonheur de sauver le Pembroke d'un semblable désastre. ”
