Félix Julien

Élements biographiques

Félix Julien,  Les commentaires d'un marin (1870)

“ C'est si triste d'ailleurs qu'un vaisseau en détresse! Les voiles en lambeaux, la màture brisée, les cordes emportées, tordues, échevelées. Et puis, ce noble corps, cette coque arrondie, ces rangées de canons, ces courbes gracieuses, tout ce chef-d'œuvre enfin de l'art et du génie, cet imposant ensemble de la puissance humaine, tout cela balayé par la mer, démoli pièce à pièce, englouti sous l'écume, perdu dans les brisants.
Rien n'est plus douloureusement beau que le naufrage d'un grand vaisseau de guerre. Marceau eut le bonheur de sauver le Pembroke d'un semblable désastre.
”
Source : Gallica

Félix Julien,  Pendant la guerre : souvenirs d'Orient… (1862)

“ La brise a repassé au nord, la mer devient houleuse. Après un virement de bord, l'amiral Hamelin ordonne à ses vaisseaux de mettre en panne, pour permettre au convoi de nous passer à poupe sans couper notre ligne. Ici commence à s'offrir à nos yeux une de ces grandes scènes maritimes qui se déroulèrent successivement devant nous pendant la première partie de l'expédition de Crimée.
Il est des spectacles que la plume est impuissante à décrire, mais dont le souvenir reste éternellement gravé dans la mémoire de ceux qui y
ont assisté.
”
Source : Gallica

Félix Julien,  Les commentaires d'un marin (1870)

“ En août 1846, la corvette de guerre la Seine voulant franchir, par une passe encore mal explorée, le grand récif qui entoure la Nouvelle-Calédonie, vint donner sur un banc, dans le sud de Balade, à deux lieues de la côte.
A peine échouée par l'avant, la corvette, sous l'action du vent et de la mer du large, s'engagea de plus en plus sur son lit de corail; elle le franchit, mais, hélas! son flanc était ouvert; l'eau dominait les pompes. La nuit tombait, il fallut songer à sauver l'équipage. On le jeta à terre, et on n'eut que le temps de prendre de la poudre
et des armes.
”
Source : Gallica

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