Résumé

Félix Julien Pendant la guerre : souvenirs d'Orient… (1862)

Le Primauguet le premier, en ralliant l'escadre, signale une flotte nombreuse se dirigeant vers nous. Ce n'est d'abord qu'une masse confuse qui grandit et s'approche ; bientôt les énormes trois-ponts, en tête du convoi, se dessinent au milieu d'une forêt de vergues et de mâts.
Au premier rang, c'est la Britannia remorque
par la Rétribution. On reconnaît bientôt le Queen et le Terrible, le Trafalgar, l'Agamemnon, le Sans-Pareil, tous les vaisseaux entin de l'escadre Dundas. Sur la droite, nos remorqueurs et nos transports se développent sur deux colonnes parallèles. En tête est le Napoléon.
Source : Gallica

Félix Julien Pendant la guerre : souvenirs d'Orient… (1862)

Comment enfin parviendrait-on à entasser cinquante ou soixante mille hommes sur une flotte plus cruellement décimée que l'armée elle-même ?
Le choléra n'avait point envahi seulement les plaines de la Dobrutcha et les bivouacs à jamais mémorables de Custendjé et de Manghalia. Vers le milieu du mois il s'était répandu dans l'escadre avec la même rapidité et la même violence. En quelques heures nos batteries et nos faux ponts furent encombrés de mourants. L'élite de nos hommes y tombait foudroyée. Vainement la plupart des vaisseaux cherchèrent à s'arracher à l'étreinte du mal.
Source : Gallica

Félix Julien Pendant la guerre : souvenirs d'Orient… (1862)

Jusqu'au dernier moment la manœuvre s'exécuta en silence. Au signal de l'amiral en chef, la partie s'engagea enfin par un feu général. Si grande était la quantité de pièces tonnant à la fois sur ce point, que l'on n'entendit d'abord qu'un vaste roulement de feux de batterie et de feux de bordée !
Rien dans la nature ne peut rendre l'effet de ces détonations. L'air en fut ébranlé jusqu'à de prodigieuses distances. A plus de trente milles, la ville d'Eupatoria en ressentit jusqu'au soir les sourdes commotions.
Source : Gallica

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