Résumé

Le 4e régiment de marche de tirailleurs tunisiens au 1er janvier 1918 (19..)

Le front est le pays de la mort et de toutes les misères mais c'est la place de l'honnête homme. Il n'y en a pas d'autre.
Sur toute la terre tout homme digne de ce nom, quelle que soit sa race et son pays, ne peut avoir qu'une occupation : marteler la race maudite jusqu'à ce qu'elle demande grâce.
La conscience de ce devoir fait supporter le malheur et décuple les forces.
Le Général Demetz a chargé le Lieutenant-Colonel d'exprimer au régiment ses félicitations pour le défilé de Savigny.
Source : Gallica

Le 4e régiment de marche de tirailleurs tunisiens au 1er janvier 1918 (19..)

Tous les yeux sont fixés sur le capitaine qui, sans sourciller, va de l'un à l'autre, encourageant les blessés, se dépensant sans compter.
Quelques grosses marmites tombent autour de la compagnie, dégageant leur épaisse fumée noire. L'une d'elle éclate à proximité du capitaine Taillade, au moment où il causait à un tirailleur et les renverse tous les deux.
Les tirailleurs qui ont vu sont atterrés, ils croient leur capitaine mort ; dans la fumée, une silhouette apparaît. C'est le capitaine.
Source : Gallica

Le 4e régiment de marche de tirailleurs tunisiens au 1er janvier 1918 (19..)

Vers le village d'Hanzinelle, on aperçoit la haute stature du colonel Muller qui, sur la crête, les mains derrière le dos, fait les cent pas.
Dans la campagne, pas le moindre bruit; tout est tranquille, aucun Boche n'apparaît à l'horizon. Le canon et les mitrailleuses se sont tus.
En arrière des compagnies, les cuisiniers se sont détachés et préparent le café, les corvées vont à l'eau au village, les hommes causent et rient; personne ne semble songer à la guerre. Soudain, dans le lointain, un coup sourd, suivi de plusieurs autres, des sifflements inconnus déchirent l'air, les obus éclatent.
Source : Gallica

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