Christopher Stork, La quatrième personne du pluriel (1983)
“ Un artiste, ce Jérémie ! Il en serait presque fier, ce brave Glo. Comme un entraîneur qui voit son poulain se transformer peu à peu en champion du monde. — Assez ! hurle soudain Tanit, complètement disloquée ; assez, je n'en peux plus, je me rends, tu me tues ! Impitoyable, Jérémie la tue encore deux ou trois fois avant qu'elle ne se mette à sangloter : — Arrête, je t'en supplie ! Tu m'as vaincue ! Je capitule ! Je suis ta prisonnière, ton esclave, ta chose. Fais de moi ce que tu voudras. Je t'appartiens désormais comme je n'ai jamais appartenu à personne, même à Carthage. ”
