Cyanure

Définition et enjeux

Marie-Nicolas Bouillet,  Dictionnaire universel des sciences… (1896)

“ CYANOGÈNE (du gr. xuccvoç, bleu, et du suffixe gène, qui produit) , dit aussi Azoture de carbone, combinaison de carbone et d'azote qui a pour formule C2Az ou Cy 2 et qu'on obtient en soumettant le cyanure d'argent ou le cyanure de mercure à l'action de la chaleur : c'est un gaz incolore, qui brûle avec une belle flamme pourpre, et dont l'odeur rappelle celle de l'acide cyanhydrique. Il n'existe pas dans la nature à l'étal de liberté. Il se combine avec l'hydrogène, l'oxygène, les métaux, en produisant des composés qui ont la plus grande analogie avec ceux du chlore. ”
Source : Gallica

Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila,  Éléments de chimie. Tome 2 (1817)

“ Le cyanure de mercure neutre et parfaitement sec, soumis à l'action d'une chaleur modérée, noircit, se fond comme une matière animale, et se décompose en partie ; il se dégage du cyanogène pur ; il se volatilise du mercure avec une assez grande quantité de cyanure, et il reste un charbon aussi léger que du noir de fumée. Si le cyanure est humide et neutre, il fournit, en se décomposant, de l'acide carbonique, de l'ammoniaque et beaucoup de vapeur hydro-cyanique ”
Source : Gallica

Henri de La Blanchère,  Répertoire encyclopédique de photographie… (1862-1866)

“ Le seul cyanure propre à cet usage est le cyanure purifié en poudre blanche. On le dose à 1 0/0 d'eau ordinaire. On renouvelle le liquide à chaque épreuve en la lavant avec une quantité suffisante pour la baigner au sortir du sulfate de fer; il vaut mieux ne laver les épreuves que superficiellement, ce qui laisse sans doute des traces d'acide. Ces épreuves positives peuvent séjourner plusieurs heures dans le cyanure sans être amoindries. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature