Résumé

Portrait de Henry Dunant Henry Dunant Notice sur la régence de Tunis (1858)

L'élève des esclaves s'y fait sur une grande échelle dans plusieurs Etats; et l'esclave y est regardé par les uns comme une marchandise, et par les autres comme un être auquel on dénie les droits au titre d'homme. Dans cette contrée antidespotique la fin voulue de l'esclavage est uniquement l'avantage du maître : c'est le despotisme le plus absolu et le moins mitigé qu'on puisse imaginer. Ainsi le témoignage d'un esclave n'y étant pas reçu en justice, son maître est investi, par le fait, du droit de vie et de mort à son égard.
Source : Gallica

Portrait de Henry Dunant Henry Dunant Notice sur la régence de Tunis (1858)

Ces nobles coursiers ont l'allure fière qui distingue le cheval arabe; ils ont aussi ces membres déliés, souples et élégants, ces jambes fines, cette tête petite et gracieuse, ces yeux noirs, vifs et pleins d'intelligence qui sont le partage de ce bel animal si fort apprécié en Orient, et que le Koran appelle « le bien terrestre par excellence. »
Un peuple immense est rassemblé dans les environs du Bardo : les Maures dans leurs carrosses, les Juifs entassés dans des espèces d'omnibus, les Européens à cheval ou en voiture, sont venus de Tunis pour jouir du spectacle.
Source : Gallica

Portrait de Henry Dunant Henry Dunant Notice sur la régence de Tunis (1858)

Au fond d'une vaste et magnifique tente, ornée de draperies et de tapis de prix et dressée vis-à-vis du palais de la Marse, se trouve placé le trône, surmonté des armoiries du Souverain. — Là, quatre fois la semaine, tous les sujets du bey (qu'il appelle ses enfants) viennent, s'ils ont quelque demande à faire ou quelque différend à vider, l'apporter au pied du trône. -- Le prince avec l'intelligence et la sagacité qui le caractérisent, rend une justice prompte et équitable qui dénote un coup d'œil exercé à discerner le vrai du
faux.
Source : Gallica

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