Le terme Kef désigne à la fois une ville tunisienne et une notion culturelle riche en nuances. Dans les écrits d'Émile Reibell, il apparaît comme un lieu concret, tandis que Vasile Alecsandri le décrit comme une forme de volupté orientale, proche du dolce far niente. Gabriel Huberson, quant à lui, en évoque la démographie et ses liens géographiques.
Ces approches variées, allant de l'analyse minérale (A. de Keppen) à l'exploration anthropologique (Isabelle Eberhardt), révèlent une polyvalence du concept, ancré à la fois dans le réel territorial et les pratiques sociales. Le Kef apparaît ainsi comme un miroir des enjeux économiques, culturels et historiques des régions méditerranéennes.