Camille Allard

Élements biographiques

Camille Allard Souvenirs d'Orient. Les Échelles du Levant… (1864)

Rien n'est délicieux comme une soirée passée à bord d'un navire en rade de Smyrne. Du côté de la ville, mille lumières se reflètent dans les eaux assombries par les grandes ombres noires de la colline et du château ; de l'autre côté, la lune éclaire de sa douce lumière les villas de Bourlabat, et de loin en loin une blanche voile jette dans les eaux sa vacillante image.
La première chose que l'on cherche à voir dans une ville turque, c'est le quartier des bazars; c'est là que s'agite cette population si mêlée, si bariolée de l'Orient.
Source : Gallica

Camille Allard Souvenirs d'Orient. La Dobroutcha (1859)

Un grand baleau a vapeur chauffait dans la rade, où mille canots se croisaient, et une foule d'hommes et d'animaux s'agitait sur le rivage, donnant au paysage une étrange animation.
Quand on a franchi le seuil de la porte, on se trouve dans le quartier qu'a dévoré l'incendie de 1854. Au premier plan, les pans de murs qui conservent encore les traces du feu, une mosquée brûlée, surmontée d'un minaret tronqué, quelques chiens courant au milieu des démolitions, et au fond le lac et les belles collines qui l'entourent, formaient un tableau plein d'une grandeur imposante.
Source : Gallica

Camille Allard Souvenirs d'Orient. Les Échelles du Levant… (1864)

Beyrouth est la ville d'Orient où l'on rencontre la société européenne la plus distinguée et la plus attrayante. C'est une sorte d'oasis qui rappelle la patrie, que l'on n'aborde jamais sans joie et qu'on ne quitte jamais sans regret. Les plus douces surprises y sont réservées au voyageur, qui y respire à pleins poumons le parfum de la France. On y rencontre à chaque pas le regard sympathique du maronite; le Turc y est moins insolent, et le coeur bat d'émotion à la vue du missionnaire et de la Soeur de Charité.
Source : Gallica

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