Camille Allard

Résumé

Camille Allard Souvenirs d'Orient. La Dobroutcha (1859)

RASSOVA, LES VALAQUES ET LES TZIGANES.
Dès qu'on descend dans les vallées qui courent vers le Danube, la nature prend un aspect tout nouveau. Il y a entre Kustendjé et Rassova toute la différence qui sépare l'Orient de l'Occident. Les ombres, en s'allongeant derrière les grands mouvements de terrain qui avoisinent le Danube, se fondent doucement avec la lumière dans une atmosphère légèrement vaporeuse. Les brillants contrastes, les effets imprévus de la lumière orientale, font place a la teinte mélancolique et harmonieuse de la nature du Nord.
Source : Gallica

Camille Allard Souvenirs d'Orient. La Dobroutcha (1859)

Un grand baleau a vapeur chauffait dans la rade, où mille canots se croisaient, et une foule d'hommes et d'animaux s'agitait sur le rivage, donnant au paysage une étrange animation.
Quand on a franchi le seuil de la porte, on se trouve dans le quartier qu'a dévoré l'incendie de 1854. Au premier plan, les pans de murs qui conservent encore les traces du feu, une mosquée brûlée, surmontée d'un minaret tronqué, quelques chiens courant au milieu des démolitions, et au fond le lac et les belles collines qui l'entourent, formaient un tableau plein d'une grandeur imposante.
Source : Gallica

Camille Allard Souvenirs d'Orient. La Dobroutcha (1859)

Les lacs sont nombreux sur les rives du Danube comme sur les bords de la mer Noire. Mais les falaises danubiennes ne semblent plus s'abaisser sous les eaux comme celles de la mer. Elles se brisent pour former des vallées profondes, dans lesquelles le fleuve se précipite et va remplir les lacs d'Ollina, de Mertand, de Rassova, d'Ieni-Keuï, de Kara-Sou. Quand on remonle le Danube, à partir de Rassova, on trouve ses rives, comme celles des lacs qu'il forme, couvertes de belles forêts, de champs cultivés et de villages.
Source : Gallica

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