Henry Dunant

Élements biographiques

Portrait de Henry Dunant Henry Dunant,  Un souvenir de Solférino (1870)

“ Un fils, idole de ses parents, élevé et soigné pendant de longues années par une tendre mère qui s'alarmait à sa moindre indisposition ; un brillant officier, chéri de sa famille, ayant laissé chez lui sa femme, ses enfants; un jeune soldat qui vient de quitter sa fiancée, et presque toujours sa mère, des sœurs, son vieux père, le voilà étendu dans la boue, dans la poussière et baigné dans son sang. Frappé à la tête, sa figure est méconnaissable; il souffre, il expire, et son corps, noirci, gonflé, hideux, va être jeté dans une fosse à peine creusée, recouvert d'un peu de chaux et de terre. ”
Source : Gallica

Portrait de Henry Dunant Henry Dunant,  Notice sur la régence de Tunis (1858)

“ Ces nobles coursiers ont l'allure fière qui distingue le cheval arabe; ils ont aussi ces membres déliés, souples et élégants, ces jambes fines, cette tête petite et gracieuse, ces yeux noirs, vifs et pleins d'intelligence qui sont le partage de ce bel animal si fort apprécié en Orient, et que le Koran appelle « le bien terrestre par excellence. »
Un peuple immense est rassemblé dans les environs du Bardo : les Maures dans leurs carrosses, les Juifs entassés dans des espèces d'omnibus, les Européens à cheval ou en voiture, sont venus de Tunis pour jouir du spectacle.
”
Source : Gallica

Portrait de Henry Dunant Henry Dunant,  Un souvenir de Solférino (1870)

“ Il a perdu un œil, il tremble de la fièvre ; à peine a-t-il la force de parler et de boire un peu de bouillon. Nos soins le raniment; et vingt-quatre heures plus tard, lorsqu'on put le diriger sur Brescia, c'est avec regret qu'il nous quitte, presque avec désespoir; il pressait sur ses lèvres les mains des femmes charitables de Castiglione, en les suppliant de ne pas l'abandonner.
Un autre prisonnier, en proie à une fièvre ardente, attire les regards; il n'a pas vingt ans et ses cheveux sont tout blancs : ils ont blanchi le jour de la bataille, à ce que nous assurent ses camarades.
”
Source : Gallica

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