Gaston Boissier,
Le musée de Saint-Germain : musée des antiquités nationales
(1882)
“ Dans les lettres, comme dans les arts, quoique Rome ait été maîtresse de la Gaule pendant cinq siècles, elle n'y a pas détruit l'esprit national. L'uniformité de l'empire n'est qu'apparente ; au fond, des différences subsistent entre les diverses provinces, et c'est l'honneur de Rome qu'elle n'ait pas cherché à les effacer. Le Gaulois chez nous vit sous le Romain, et, dès qu'il parle ou qu'il écrit, il est facile de signaler, dans ses livres ou dans ses discours, « des mérites ou des défauts qui plus tard deviendront propres à la littérature française ». ”
