Albert Réville,
La géographie de la Gaule
“ L’Aude baignait autrefois les murs de Narbonne, qui était un vrai port de mer, et ce fleuve semblait aux anciens joindre ses eaux à celles du Rhône, qui communiquait en effet par un de ses bras, après avoir touché Aigues-Mortes, à la série des étangs qui se succèdent le long des côtes. Le Rhône enfin, comme aujourd’hui, se faisait remarquer par l’impétuosité torrentueuse de ses ondes comme la Saône par son cours si lent qu’elle semblait immobile. Strabon et Ptolémée s’imaginaient qu’elle descendait des Alpes. La Saône était la grande artère commerciale de l’ancienne Gaule. ”
