Résumé

François Lacombe Dictionnaire de l’ancien langage françois… (1768)

Nos poëtes n’ont plus le droit de se permettre les inversions vicieuses qui violoient autrefois toutes les règles de la syntaxe : nous voulons qu’ils s’y assujettissent aussi scrupuleusement, que s’ils écrivoient en prose, & que leur style ne se distinguant que par la vivacité des images, la force & la richesse des idées, les expressions & les tours hardis, ne s’éloigne du naturel de la prose que par une élégance particuliere, qui, loin de marquer la foiblesse de l’art, est le caractere du génie.
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François Lacombe Dictionnaire de l’ancien langage françois… (1768)

C’est par-là que la langue françoise s’est si fort répandue, que chez la plupart des étrangers une preuve d’éducation est de l’entendre : & si quelques-uns cultivent aujourd’hui la leur avec plus de soin, si nous prenons nous-mêmes celui de nous en instruire, c’est depuis qu’ils ont donné d’excellents ouvrages. Les ouvrages d’agrément ont particulièrement l’avantage d’étendre une langue, parce qu’ils flattent l’imagination, & que le plaisir qu’ils causent est à la portée d’un plus grand nombre de personnes.
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François Lacombe Dictionnaire de l’ancien langage françois… (1768)

Ainsi tous les objets d’émulation proposés par les Romains, & tout ce que l’ambition inspiroit aux Gaulois, tendoient à la ruine de la langue celtique. La langue latine fit donc de très-grands progrès dans les Gaules ; mais indépendamment des moyens qui furent employée pour l’établir sur les ruines de la celtique, celle-ci portoit en elle-même les principes de sa décadence.
Rien ne conserve mieux une langue que les livres, qui sont en effet les tables qui peuvent la sauver du naufrage ; les Gaulois n’écrivoient rien.
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