Inversion (grammaire)

Définition et enjeux

Bernard Jullien,  Traité complet de grammaire française… (1852)

“ On peut cependant les y ramener en remarquant qu'ils ne s'en écartent ordinairement que par inversion ou ellipse, et quelquefois par pléonasme ou syllepse.
On appelle inversion tout changement à l'ordre analytique des mots; il y a donc inversion dans cette phrase : de quoi vous plaignez-vous ? car la construction naturelle serait : vous vous plaignez de quoi ? En effet, puisque de quoi est complément de vous vous plaignez, il doit, dans l'ordre de nos idées, venir après lui.
”
Source : Gallica

Charles Chalamet,  Questions de grammaire recueillies aux examens de la Sorbonne et de l'Hôtel de ville de 1852 à 1857… (1858)

“ On peut donc considérer cette manière de s'exprimer comme le verbe d'état être, auquel est joint un attribut représenté par un participe passé, et non pas comme un verbe passif.
En effet, on dit : « Je suis perdu ; je suis attristé. »
Comme on dit : « Je suis malheureux; je suis triste. »
Le verbe passif se conjugue dans tous ses temps avec le verbe être.
15. Qu'est-ce qu'une inversion?
Une inversion est un déplacement dans l'ordre des mots d'une proposition. Cet ordre est lixé par la suite des idées et par la grammaire.
”
Source : Gallica

Édouard Sommer,  Grammaire de l'enseignement secondaire spécial… (1868)

“ Les inversions nécessaires sont celles qui sont commandées par la grammaire : c'est ainsi que dans la conjugaison interrogative le sujet se transporte toujours après le verbe (5 209) ; c'est ainsi encore que les pronoms régimes se placent dans un grand nombre de cas avant le verbe (5 411 et 413) , notamment dans la conjugaison de la voix réfléchie (S 223) .
620. L'inversion, lorsqu'elle n'est pas nécessaire, s'emploie pour donner au style plus de vivacité, ou plus d'énergie, ou plus d'élégance.
”
Source : Gallica

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