Pléonasme

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Sifrein Maury Jean-Sifrein Maury Dialogues sur l'éloquence et Lettre à l'Académie… (1870)

Ainsi les trois choses que nous admettons dans l'Eloquence plaisent ; mais elles ne se bornent pas à plaire. Il est question de savoir si nous approuverons les pensées et les expressions qui ne vont qu'à plaire, et qui ne peuvent point avoir d'effet plus solide ; c'est ce que j'appelle jeu d'esprit. Souvenez-vous donc bien, s'il vous plaît, toujours que je loue toutes les grâces du discours qui servent à la persuasion ; je ne rejette que celles où l'orateur amoureux de lui-même a voulu se peindre, et amuser l'auditeur par son bel esprit, au lieu de le remplir uniquement de son sujet.
Source : Gallica

Augustin Henry Précis de l'histoire de l'éloquence… (1848-1858)

A chaque époque son éloquence.
Une autre et quatrième condition du discours, c'est de bien considérer devant qui on le prononce.
En effet, on ne doit pas parler devant une chambre comme on parlerait devant le peuple. Le peuple aime les gestes expressifs qui s'aperçoivent de loin et par-dessus les tètes. Il aime les voix chaudes et vibrantes. Soyez naturel avec lui et ne faites pas le comédien. Si vous sentez des larmes rouler dans vos yeux, orateur populaire, ne les retenez pas ! Si quelque mouvement d'indignation bat dans votre poitrine, qu'il en sorte et qu'il se répande.
Source : Gallica

A. Ollivier Chefs-d'oeuvre d'éloquence profane… (1865)

Tous ces discours pleins, si l'on veut, d'une sublime raison, mais où l'on ne trouve point cette chaleur et ce mouvement qui vient de l'âme, ne sortent-ils pas manifestement de ce génie de discussion et d'analyse accoutumé à tout décomposer, à tout réduire en abstractions idéales, à dépouiller les objets de leurs qualités particulières, pour ne leur laisser que des qualités vagues et générales qui ne sont rien pour le cœur humain ?
Source : Gallica

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