Jean-Sifrein Maury,
Dialogues sur l'éloquence et Lettre à l'Académie…
(1870)
“ Ainsi les trois choses que nous admettons dans l'Eloquence plaisent ; mais elles ne se bornent pas à plaire. Il est question de savoir si nous approuverons les pensées et les expressions qui ne vont qu'à plaire, et qui ne peuvent point avoir d'effet plus solide ; c'est ce que j'appelle jeu d'esprit. Souvenez-vous donc bien, s'il vous plaît, toujours que je loue toutes les grâces du discours qui servent à la persuasion ; je ne rejette que celles où l'orateur amoureux de lui-même a voulu se peindre, et amuser l'auditeur par son bel esprit, au lieu de le remplir uniquement de son sujet. ”
