Henriette Geoffroy

Résumé

Henriette Geoffroy Une soirée au Gymnase dramatique… (1857)

Eh! j'ose penser que Juliette est une femme... une femme vertueuse, mais une femme du monde! et de quel monde, mon ami? de ce monde parisien où tout loisir est un péril, toute fête une occasion? de ce monde qui commande le devoir en pédant, et ne s'aperçoit pas qu'il prêche le contraire de sa voix la plus séduisante? qui, sans le vouloir, sans le savoir, peut-être, abuse d'un vocabulaire insidieux pour déguiser le petit mot: «Vice!... vice!... non, parbleu! jamais! mais amour, passion, idéal, coeur, âme, à la bonne heure ! »
Source : Gallica

Henriette Geoffroy Une soirée au Gymnase dramatique… (1857)

Oh ! dites-moi, la liberté est-elle dans le bruit, dans des plaisirs abrutissants. N'êtes-vous pas plutôt l'esclave absolu, exclusif de tous ces faux amis ? Oh ! dites, qui peut remplacer les douces joies du foyer domestique? qui peut rendre, compenser les charmes si vifs et si purs de cette chaste et tendre affection de femme et d'enfant, qui ne vous laisse que paix et bonheur, qui remplit votre coeur d'une ineffable quiétude, n'apportant avec elle ni l'amertume du remords, ni le dégoût inévitable qui le suit.
Source : Gallica

Henriette Geoffroy Une soirée au Gymnase dramatique… (1857)

Orpheline de père et de mère, j'ai grandi seule, battue de tous les vents d'orages, entourée de toutes les séductions, de tous les dangers qui escortent une jeune femme livrée à elle-même et sans fortune, et si je ne suis pas tombée, Monsieur, dans tous les égarements où tant de pauvres jeunes femmes viennent se briser sans retour, c'est à votre honorable doctrine que je le dois. Quand mon courage faiblissait sous la lutte sans cesse répétée, je le retrempais à la fermeté de voire parole si éloquente, si persuasive, à ce rayon de vérité que vous faisiez briller dans mon coeur troublé.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature